Cyberviolence

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Le problème de la violence et de l’abus est le plus grand défi auquel l’Internet fait face aujourd’hui. Selon les Nations Unies, 73% des femmes ont déjà été exposées à une forme quelconque de violence en ligne, ou en ont subi directement. C’est une question importante qui ne peut être réglée par des solutions simples et faciles. La cyberviolence et l’abus en ligne sont des problèmes beaucoup plus grands que ce qu’une personne à elle seule puisse régler. Ils sont encore plus complexes que les attitudes irrespectueuses que nous observons dans les sections de commentaires en ligne ou que les menaces violentes flagrantes.

La cyberviolence est genrée, incessante et systémique!

La cyberviolence contre les jeunes femmes et les personnes à l’identité non-binaire requière des stratégies à différentes facettes pour cibler toutes les plateformes dans toutes leurs dimensions. C’est une question qui exige un réel investissement et une vraie transformation de la part des plateformes de médias sociaux et des entreprises spécialisées dans la technologie, du législateur, des personnes responsables des politiques, des fournisseurs de service, des intervenantes et intervenants, des institutions et des communautés, et en particulier des jeunes femmes elles-mêmes.


 

ET QU’EST-CE QUE LA CYBERVIOLENCE EN FIN DE COMPTE?​

La cyberviolence réfère aux comportements en ligne qui, d’un point de vue criminel ou non, agressent une personne ou peuvent porter atteinte à son bien-être physique, psychologique ou émotionnel. Cette violence peut être infligée ou subie par une personne ou un groupe. Elle peut se produire en ligne, à travers des téléphones intelligents, des jeux sur Internet, etc. Même si la cyberviolence se passe en ligne, elle bouleverse les personnes dans leur vie hors ligne et elle a un impact dans le monde réel. Voici une liste non exhaustive d’exemples de cyberviolence:

  • Cyberharcèlement
  • Menaces
  • Intimidation
  • Chantage
  • Sextage non désiré
  • Traque
  • Propos haineux
  • Leurre (tendre un piège à quelqu’un)
  • Partage d’images sans consentement
  • Enregistrement et partage d’enregistrement d’agression sexuelle

 

Rappelez-vous que si vous ou une personne que vous connaissez subissent de la violence fondée sur le genre en ligne, vous n’êtes pas seul(e)s et ce n’est pas votre faute. Tout le monde mérite un soutien!


 

QUI SUBIT DE LA VIOLENCE FONDÉE SUR LE GENRE EN LIGNE?​

Selon un sondage du Pew Research Center, l’année passée, 40% des personnes ayant répondu au sondage ont été harcelées en ligne et 73% ont été témoin du harcèlement d’autres personnes en ligne. Nous savons que beaucoup de gens, qui ont des profils très différents, subissent et même perpétuent de la violence en ligne fondée sur le genre. Cependant, pour ce qui est des menaces, les femmes, les personnes racialisées et les personnes LGBTQ+ en sont affectées de manière disproportionnée. Parmi celles qui ont subi du cyberharcèlement, 66% ont mentionné que l’incident le plus récent s’est produit sur une plateforme de réseautage social (Hollaback!, 2016).

 


 

NOUS AVONS CERNÉ QUATRE CATÉGORIES DE CYBERVIOLENCE!

  1. Cyberharcèlement & Harcèlement en ligne : Allant des menaces individuelles à la violence organisée, cela comprend le trollage, le doxxing, les propos haineux, etc. Cela peut être fait de manière anonyme ou par une personne que vous connaissez.
  2. Partage d’images intimes sans consentement : Partage de photos intimes pour humilier ou exploiter une personne. On y réfère parfois comme étant de la « cybervengeance pornographique » mais il s’agit en réalité de violence à caractère sexuel.
  3. Enregistrement & partage d’enregistrement d’agression sexuelle : C’est lorsque des vidéos et des images d’agressions sexuelles sont partagées dans les médias sociaux. Il ne s’agit pas juste d’une question de protection de la vie privée. Il s’agit d’une forme de violence genrée qui a un impact disproportionné sur les jeunes femmes et d’autres personnes à l’identité sexuelle marginalisée.
  4. Violence dans les fréquentations et traque en ligne : Harcèlement, traque, menaces et comportement contrôlant envers une ou un partenaire en ligne. Par exemple : les applis qui traquent les téléphones à travers le système GPS peuvent être utilisées pour suivre les moindres mouvements d’une femme.

 


 

CE QUE LES JEUNES FEMMES & LES JEUNES À L’IDENTITÉ NON BINAIRE VEULENT QUE VOUS SACHIEZ! ​

  • Le terme « cyberviolence » est plus utile que « cyberintimidation » car il tient compte du sexisme, du racisme, de l’homophobie et de la transphobie.
  • Les jeunes femmes subissent de la violence et du harcèlement de la part de leur famille, de leurs partenaires et de leurs pairs plus souvent que de la part d’étrangères ou étrangers en ligne.
  • Les adultes se préoccupent trop des aspects dangereux et négatifs de la vie en ligne ; les filles et les jeunes femmes veulent qu’on leur redonne du pouvoir et qu’on les appuie en ligne.
  • Les avantages concrets des médias sociaux, selon les jeunes femmes et les filles, sont les suivants : accès à la communauté, accès à des espaces plus sécuritaires, accès au contenu critique contre le sexisme et le racisme, accès au contenu positif relatif à l’image du corps et à la sexualité, et les outils pour se développer en tant que créatrices de médias numériques.
  • La surveillance et la censure doivent être abordées comme étant des problèmes et non pas comme des solutions.
  • Le fait de voir les médias sociaux comme étant « inutiles » d’un point de vue éducatif, et de les censurer ou de les bloquer, minimise leur importance dans la vie émotionnelle et le bien-être des jeunes femmes.
  • Les jeunes femmes aimeraient que l’on valorise leurs connaissances et leur expertise et qu’on leur fasse confiance. Le fait de réglementer et surveiller l’utilisation des médias sociaux présume que les jeunes femmes ne sont pas dignes de confiance et n’ont aucune connaissance ou expertise valable.
  • Les jeunes femmes & les jeunes à l’identité sexuelle non binaire sont très conscients du fait que tout ce qui se passe en ligne est très compliqué.